Filmographie

Voici une page de films pris la plupart du temps sur youtube qui regorge, pour combien de temps encore, de films, ici souvent français, relevant quasiment du patrimoine culturel français.

Par ces films, nous pouvons voir une France qui n’existe plus, qui n’existe plus parce qu’on nous l’a prise, parce que cet affreux progrès n’a jamais été que le cache-sexe de l’intérêt de la classe dominante qui n’a eu de cesse de perdurer en nous faisant oublier qui nous sommes et nous faire rentrer dans un nouveau monde, horrible, exténuant et cohérent avec ses intérêts. Essayons de comprendre les personnalités que les personnages de ces films symbolisent, parfois caricaturent. Des personnalités souvent hautes en couleur, bonhommes, tantôt bienveillantes, tantôt espiègles. Regardons la société et les individus qui la peuplent, imaginons ce peuple qui fut le nôtre avant de trépasser. Et mesurons tout ce que nous avons perdu au lieu de nous complaire dans cet affreuse amnésie qui nous pousse à accepter le nouveau, même quand il est – et c’est le cas la plupart du temps – inacceptable.

Bon visionnage à tous, bonne rêverie…

Voici Les lettres De Mon Moulin, d’Alphonse Daudet, vu par Pagnol. Merci Monsieur pour le fantastique travail de mémoire de notre patrimoine que vous avez réalisé.

« Comme la lune » du grand Joël Séria est un film de 1977, peut-être le film qui décrit le mieux ce qu’est un con. Seul un film français pouvait accomplir cela. Celui-là est vraiment un petit chef-d’œuvre:

Par ailleurs, j’ai trouvé ce petit documentaire sur le film « Comme la lune ». C’est Séria qui parle.

« Le diable et les dix commandements » est un film à sketches de Julien Duvivier sorti en 1962. Une perle aussi celui-là. Ils y sont tous : Michel Simon, Charles Aznavour, Lino Ventura, Alain Delon, Louis de Funès, Fernandel, et j’en passe. J’attire votre attention sur le quatrième épisode, « Un seul dieu tu adoreras » écrit par Duvivier avec des dialogues de René Barjavel. Là encore, allez trouver aujourd’hui un film qui évoque la spiritualité avec ne serait-ce qu’un peu de profondeur.

« Un Condé » est un film de 1970 sur la police – vous l’aurez deviné – qui a subi la censure. Apparemment ambigu sur la police, il s’avère être, si l’on regarde bien, l’histoire d’hommes qui ont cru à la police (donc en ont quand même accepté la démarche) et qui se retrouvent trahis, détruits par elle. Donc c’est bien la démarche qui sous-tend la création d’une institution telle que la police qui est ici en cause. Ça donne une critique de la police bien acerbe, ce me semble. Quant on compare avec le niveau des films policiers aujourd’hui…

Allez, encore un films de flics : « La cité de l’indicible peur ». Peut-être le meilleur de film de Jean-Pierre Mocky ai-je vu dans les commentaires.

https://youtu.be/VpfHUak8LKA

Accessoirement, j’ai trouvé ce documentaire sur un film que j’adore : « Un singe en Hivers ». Ceux qui connaissent et apprécient la Normandie apprécieront :

Maintenant, un bon film sur l’OAS et le temps du putch des généraux :

https://youtu.be/ErIx77910FA

« Le portrait de son père » est un film d’André Berthomieu assez sympa en apparence. En réalité, si l’on regarde bien le message, il est une ode à la modernité, hélas.

Maintenant, je mets ce film, « Moi y’en a vouloir des sous » de Jean Yanne, pour l’histoire, parce qu’il donne vraiment un aperçu de l’ambiance dans certains milieux des années 70. C’est un peu burlesque, mais ça rate un peu son coup aussi. Un film pas très intelligent mais qui fait passer un moment…

https://youtu.be/DRmECYxY3oY

« Les Motorisées » est un film italien, burlesque mais, comme toujours avec le cinéma italien de cette époque, intelligent. Ça nous change de Jean Yanne…

Encore un vieux film italien – le cinéma italien a peut-être été le plus grand cinéma qu’il soit -, « La fille des marais ». Ici, c’est un drame populaire, comme savaient le faire les italiens, qui nous montre ce que fut un temps, à un endroit.

On revient sur les films français avec « Un drôle de dimanche », avec Bourvil et le jeune Belmondo. Un film de 1958 qui nous montre une ambiance de cette France qui n’est plus. Une histoire simple, un bon moment.